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mercredi 14 février 2018

Les refuznicks

Il y a d'abord la guerre, partout! La guerre sous toutes ses formes à travers le temps et l'espace. Il y a ses effets directs, indirects, collatéraux, méconnus, inconnus, camouflés, étudiés, révélés. Les regards se modifient, la mémoire s'efface ou s'enrichit selon les époques et selon ses niveaux, familiaux, nationaux, ou relevant plutôt de l'inconscient psychique. Il y a les comptabilités sélectives, les nombres de morts, les chiffres des coûts en argent, en handicaps physiques, en déplacements de populations, en famines, en exils, et les coûts psychiques.


Une récente exposition à la Maison de l'image documentaire de Sète (MID) nous a offert encore un  regard particulier sur ces guerres: celui des opposants, objecteurs de conscience, déserteurs, démissionnaires, mutins, lors des guerres de 14-18, d'Algérie et au sein de l'armée israélienne.


Panorama saisissant du prix à payer pour s'être opposé, prix en représailles, exécutions, dégradations par les Armées, mais aussi en déchirements intérieurs, en humiliations, en doutes, en traumatismes devant le renversement des accusations: refuser de trahir les siens en acceptant les abus de l'Armée étant considéré comme un acte de trahison du point de vue de l'Armée elle-même: un militaire doit seulement obéissance à ses chefs. 


L'exposition montre quelques photos de soldats ayant causé des mutineries pendant la Grande Guerre et qui furent "fusillés pour l'exemple", au nombre de 740. Et l'on découvre aussi des monuments aux morts inhabituels comme celui de Saint-Martin d'Estreaux, érigé 1922 mais inauguré seulement en 1947, à cause des désaccords qu'il soulevait et des dégradations dont il était l'objet(photo ci-contre).


Le travail psychique sur les traumatismes de guerre a permis de faire apparaître notamment la place essentielle de la trahison par les chefs dans la gravité des effets traumatiques pour les combattants, ceux du Vietnam, en particulier. (Cf les travaux des psychiatres américains repris par les psychanalystes français Françoise Davoine et Jean-Max Gaudillière et ceux du psychanalyste anglais W.R.Bion, souvent cités sur ce blog). Mais les traumatismes de guerre passent par de multiples voies à travers les générations, alourdissant peu à peu le poids du silence avec celui d'une honte indicible.



La situation des israéliens est tout à fait singulière puisque leur engagement dans l'armée fait partie de la citoyenneté. Le désengagement peut donc avoir des conséquences extrêmement graves pour chacun, dès leur jeune âge, mais aussi déchirer les familles elles-mêmes. Le photographe Martin Brazilai a photographié nombre de ces opposants à la guerre et leur histoire est consignée à côté de chaque portrait dans un beau livre édité par Amnesty international en 2017, "Refuznicks" (Editions Libertalia).


La préface d'Eyal Sivan est très instructive. Il explique notamment que ne pas faire l'Armée, ne pas avoir de numéro personnel et ne pas appartenir à une génération identifiée par son label guerrier signifie qu'on n'a pas passé le rituel d'initiation collective indispensable pour devenir un(e) israélien (ne) à part entière. Un beau travail qui articule celui du photographe, celui de l'éditeur du livre, et celui des responsables de l'exposition.



jeudi 24 septembre 2015

"Face à face" à l'Historial de Péronne

Ce matin, c'est la fête dans la jolie ville de Péronne. Il semble presque incongru de se faufiler sans détours, à travers les stands et les estrades de circonstance, dans la direction de l'Historial de la Grande guerre. J'y étais venue voilà une bonne dizaine d'années voir une exposition sur les enfants dans la guerre alors que je travaillais sur les faire-part de naissance et notamment sur les cartes postales envoyées au front pour annoncer aux jeunes pères la naissance de leur enfant (cf Faire part d'enfances).


Aujourd'hui, c'est une autre exposition qui me convie à Péronne, intitulée " Face à face ". Dès l'entrée, une mise en garde accueille le visiteur,  l'invitant à ne pas laisser des enfants y entrer seuls. Oui, il s'agit bien ici des "gueules cassées".  Seule en ce matin de septembre, je  découvre lentement les espaces resserrés de l'exposition. L'atmosphère est sombre et silencieuse. Un jeune couple entre à son tour, un peu par hasard, semble-t-il. Trois petits tours, quelques échanges et puis s'en vont...


Je ne suis pas mécontente d'être seule ici. Du moins, il ne me semble pas que d'autres personnes soient entrées avant moi. Le temps maintenant semble s'être arrêté. Je pense aux travaux de Jean-Max Gaudillière et de Françoise Davoine sur les traumatismes de guerre. C'est surtout cet étrangeté du temps arrêté du trauma qui me saisit. Comme si je pouvais ici en éprouver quelque chose. 


Je me laisse prendre par l'intensité de ce que ces éléments rassemblés sur la guerre provoquent en moi. Visages défigurés, regards meurtris, figures flottantes accrochées en hauteur... L'espace clos de l'exposition craque de tous ses bois, de toutes ses matières : le parquet, les vitrines, peut-être aussi les spots.


Bientôt, il me semble même que quelqu'un est là. Si ce n'est qu'une fausse impression, elle apporte cependant avec elle  le trouble, l'effroi de l'absence-présence. C'est ainsi qu'elle m'invite à  accueillir la présence de ces morts. Non pas seulement des visages mais des histoires singulières qui sont ici évoquées, racontées par des écrits, des objets, des photos, des moulages. Et aussi bien celles des médecins et des chirurgiens de l'époque que celles des actuels "chirurgiens de la face"; aussi bien celles des soldats d'alors que celles des opérés d'aujourd'hui; des hommes qui avaient déjà une histoire avant d'aller combattre au front, ou avant d'explorer et d'apprendre la chirurgie faciale; des hommes et des femmes qui avaient déjà une histoire, souvent suicidaire, avant de bénéficier aujourd'hui de la chirurgie faciale.


Une étrange détresse me gagne en écho avec celle que ces combattants ont dû vivre. Un écho qui impose le silence, le respect, en tout cas, une certaine réserve. Mais d'autres visiteurs,  bruyants ceux-là, entrent et sortent! Ils ne font que passer, eux aussi. Leur regard est à peine arrêté. Nous ne sommes sans doute pas dans le même temps, ceux de 14-18, les passants d'aujourd'hui, et moi-même! Voici encore une fois, me dis-je, toutes ces vies peut-être "exposées" inutilement, inaperçues, des vies qui, pour beaucoup de visiteurs, ne comptent pas vraiment!


Qu'est-ce-qui, au contraire, aurait pu les retenir, ces passants pressés? Peut-être la connaissance de certaines données de l'histoire de leur famille ? Un savoir sur l'un de leurs ancêtres engagé dans cette guerre? Pour ma part, ce n'est pas la raison de mon travail sur ces questions. Ou ce serait plutôt mon étonnement initial qu'une telle guerre semble avoir laissé si peu de traces dans certaines familles, alors que toutes étaient touchées, à l'époque: pas une famille qui n'ait eu à compter ses morts, même si la guerre se déroulait parfois loin des régions d'origine de tous ces combattants. Peut-être la seconde guerre mondiale recouvre-t-elle encore trop la première. Sans doute, les commémorations actuelles du centenaire de cette « grande » guerre peuvent-elles aider à lever ces silences-là. 


Aujourd'hui, devant ces morceaux de vies singulières, j'ai plaisir à découvrir des parcours originaux. Celui d'un séminariste trop peu conforme, renvoyé du séminaire et devenu médecin et spécialiste de la chirurgie faciale; celui d'un chirurgien devenu aussi illustrateur médical en travaillant avec des "gueules cassées" à l'hôpital militaire, ou encore ceux de ces hommes et ces femmes opérés de nos jours pour une chirurgie faciale réparatrice. La continuité de la recherche médicale depuis cette guerre jusqu'à aujourd'hui donne une dynamique particulière à l'exposition. Elle crée un lien entre les humains à travers le temps, non pas seulement à partir du traumatisme mais aussi des capacités de reconstruction humaine, physiques, psychiques, symboliques et de l'accueil renouvelé de la vie. 


Depuis 2014, d'autres expositions ont déjà rendu compte du lien créé par les artistes, sur le front ou après-coup, et jusqu'à aujourd'hui. J'en ai évoqué certaines sur ce blog. Mais au cours de ce périple de septembre 2015, j'ai pu en découvrir d'autres sur lesquelles je reviendrai dans un prochain article. Celle-ci se termine le 11 Novembre prochain.

dimanche 8 février 2015

La passion de Reims

 La pléthore des manifestations commémoratives autour de la guerre de 14 a pu lasser. L'effet de saturation est sans doute inévitable. Et pourtant! Pour qui a un intérêt particulier à renouveler ou enrichir son regard sur ces évènements, il y avait des trésors à découvrir en cette année 2014!


En ce qui concerne les expositions, chacune aura eu un abord singulier selon le lieu géographique ou institutionnel (Louve-Lens, Musée des Beaux-arts de Reims, Musée des Invalides à Paris, etc.) J'ai évoqué sur ce blog celle du Louvre-Lens, et je choisis maintenant de donner un écho de celle de Reims aujourd'hui terminée, intitulée "Jours de guerre et de paix. Regard franco-allemand sur l'art de 1910 à 1930", organisée avec le musée de Wuppertal en Allemagne (commissaires de l'exposition: Gerhard Finckh et David Liot, catalogue édité chez Somogy ).  



L'une de ses originalités tient à ce qu'ont représenté en France et ailleurs les bombardements et l'incendie de la cathédrale de Reims. Ils ont soulevé colère et indignation devant la transgression dont ils étaient l'oeuvre par rapport aux règles de la guerre: ils relèvent en effet de ce qu'on nomme aujourd'hui "un crime patrimonial contre l'humanité". Le catalogue de l'exposition en raconte l'histoire, ses implications et ses effets de façon fort instructive.


L'exposition a proposé de nommer cet évènement "La passion de Reims" en référence à une oeuvre du peintre rémois Adrien Sénéchal. On entend bien la résonance sacrificielle de cette appellation. Les bombardements de la cathédrale se sont échelonnés jusqu'en 1918 depuis l'incendie du 19 Septembre 1914. Au fil de ces années, des rumeurs se sont répandues à leur sujet et ont gonflé toute une polémique dans la presse.


Cette affaire "médiatique", dirait-on aujourd'hui, a pris une ampleur à la mesure des excès de la guerre elle-même, semble-t-il. De nombreuses cartes postales ont circulé aussi en transformant les faits. On sait qu'elles étaient un important moyen de communication à l'époque et particulièrement dans les échanges entre l'arrière et le front. (Dans mon livre Faire part d'enfances, je m'étais notamment intéressée aux annonces faites par cartes postales aux combattants du front concernant la naissance de leurs enfants).


C'est ainsi qu'on représente la cathédrale en ruines alors qu'elle était tout de même restée debout! Un ministre français de l'époque va jusqu'à dire "A cette heure, la fameuse basilique n'est plus qu'un monceau de ruines!"


Le catalogue de l'exposition contextualise cette médiatisation avec  la découverte des nouveaux et puissants armements utilisés dans cette guerre ainsi qu'avec les exactions commises par les troupes allemandes pendant leur avancée en Belgique. Les Allemands ont même été appelés "tueurs d'églises". (La photo ci-dessus était montrée dans la cathédrale de Reims avec d'autres photos d'époque pendant l'exposition du centenaire).


Face à ce soulèvement, l'argumentaire allemand reposait sur le fait que la cathédrale était utilisée à des fins militaires par les Français. Et fut alors lancé l'appel des intellectuels allemands du 3 Octobre 1914 qui déniaient que les Allemands aient provoqué la guerre et des destructions de patrimoine, notamment en Belgique. En voici un extrait: "Si dans cette guerre terrible, des oeuvres d'art ont été détruites ou l'étaient un jour, voilà ce que tout Allemand déplorera sincèrement. Tout en contestant d'être inférieurs à aucune autre nation dans notre amour de l'art, nous refusons énergiquement d'acheter la conservation d'une oeuvre d'art au prix d'une défaite de nos armes."(p.91 du catalogue). Intellectuels tout entiers ralliés à la cause allemande, donc... Et l'on assiste en même temps à une instrumentalisation de l'incendie de la cathédrale pour la propagande des deux camps.


Ce mouvement n'est pas sans faire écho aux actualités de nos jours et aux emballements d'une presse et de médias à sensation avec leurs difficultés, bien partagées par le public, à rester dans l'information. L'horreur et l'effroi vécus avec les derniers évènements de janvier à Paris fait résonner encore plus fort cet aspect de la guerre de 14 et vient rebondir sur le souvenir et les images des Twin towers de New-York en feu, diffusées en boucle sur les écrans. Des tours de cathédrales à celles de nos jours, les actes, les images et les fantasmes s'enchainent et se superposent éventuellement. Les rêves racontés en séances d'analyse en témoignent parfois.


Dans le même mouvement, l'exposition nous a montré  le développement du tourisme de guerre. Par exemple, la célèbre Sarah Bernardt est venue à Reims présenter des films sur la guerre et déclamer des textes. Et à Paris, au Petit Palais a été présentée une exposition sur ces bombardements de la cathédrale. Paradoxalement peu de moyens étaient donnés aux architectes pour protéger l'édifice (Cf le témoignage de l'architecte Max Sainsaulieu dans le catalogue p 97). L'idée a même circulé de laisser la cathédrale en l'état pour témoigner des atrocités allemandes. L'Allemagne sera finalement condamnée à verser des sommes considérables pour sa restauration, sans compter les autres compensations demandées en oeuvres d'art (ci-dessus, photo du resplendissant chevet de la cathédrale, prise cet automne).


carte postale italienne 1914
Les artistes et les caricaturistes, pas seulement rémois, ont été heurtés de plein fouet par ces évènements et leur portée symbolique. L'art était en deuil, comme l'a montré une lithographie d'Adrien Sénéchal, enveloppant la cathédrale d'un voile de deuil et l'assimilant à une veuve de guerre. La photo ci-contre, présentée à l'exposition du musée des Invalides, montre une caricature de l'empereur Guillaume II pleurant "des larmes de crocodile", "deploramo", devant la cathédrale de Reims (ceci avant l'entrée en guerre de l'Italie aux côtés des alliés).


Cette exposition a mis en évidence la façon dont les artistes ont interrogé crûment la portée de leur art pendant la guerre. Et la caricature, qui fait aussi partie intégrante de l'histoire de l'art, a déployé ses armes dans tous les pays engagés. (On peut lire d'autres aspects de ces questions dans les articles du blog sur "Le silence des peintres?", 15/09/2014, "Encore en guerre", 17/11/2014, "Se retourner sur la guerre", 4/08/2014).


samedi 27 décembre 2014

L'Enfer de Fautrier 2

Dans mon premier article sur Fautrier, daté du 2 Décembre (avant-dernier article de ce blog), j'ai émis quelques questions et hypothèses quant aux échos suscités par son oeuvre, notamment par sa série des "Otages". Ces échos concernent, entre autres, la première des guerres auxquelles l'artiste a été confronté, celle de 1914-1918.


 
Hercule , 1925
Ils se sont fait entendre à travers mon travail sur les artistes dans la guerre mais aussi par des associations avec d'autres champs de recherche sur le trauma. Je n'affirme rien sur l'artiste mais ma réceptivité à son oeuvre ainsi que des textes sur sa biographie et sa production ont aiguisé mon attention aux symptômes de l'écriture.


En effet, quand des passages de textes de critiques ou d'historiens d'art ne semblent pas aller au-delà d'une répétition de ce qui s'est déjà écrit sur l'interprétation d'une oeuvre d'un artiste, cela peut être reçu comme un symptôme, au sens psychanalytique du terme. Qu'est-ce-que vient dire une répétition de ce type, comparable à un "copier-coller", non inscrit dans son nouveau contexte ? Et derrière cette question en apparaît une autre: peut-on vraiment ramener strictement une oeuvre à un événement particulier? Est-on obligé de s'en tenir là, même si l'artiste lui-même a pu valider cette explication?


 La série des "Otages", en tout cas, m'en disait plus qu'une illustration de ce qu'avait éprouvé Fautrier devant cet évènement de la fusillade des résistants. Elle me disait obscurément quelque chose de plus qui avait dû résonner en lui, précédent l'événement présent.


lac bleu, 1926
La façon dont mon attention a été retenue par cette répétition non travaillée m'évoque ce que nous relevons parfois dans des séances de psychanalyse, un ton, une formule figée qui revient, des évitements récurrents dans la parole de ceux que nous écoutons et qui invitent à ouvrir l'oreille à ce qui se manifeste ainsi. 


J'ai livré mes petites trouvailles sur le blog comme on jette une bouteille à la mer, en regrettant mon peu d'éléments pour avancer un peu plus, comme cela aurait été possible, par exemple, avec la correspondance de Fautrier.


Dès le lendemain de la publication de l'article, je recevais en retour une émouvante confirmation de mes hypothèses. Jacqueline, dernière compagne de Fautrier, trouva le moyen de me contacter et me fit part de ses remerciements chaleureux pour avoir écrit "des choses que personne n'avait écrites sur lui", concernant notamment l'impact de son expérience de la guerre de 14 sur la série des "Otages", liée officiellement à la guerre de 40.


Forêt. Les Marronniers, 1943
Je raconte cette histoire pour souligner  combien nos intuitions, face à une oeuvre qui nous touche particulièrement, peuvent être explorées comme des pistes sûres de travail. Pistes ouvertes par l'émotion mais aussi l'observation, la confrontation, le sens critique et surtout, pour moi, l'expérience psychanalytique.


Sans doute conduisent-elles parfois à des découvertes ne concernant que notre histoire personnelle et notre propre vie psychique. Mais il arrive aussi qu'elles soient le fruit d'une rencontre qui fait surgir quelque chose de l'ordre d'une vérité, partageable et reconnaissable par d'autres. C'est le plus souvent indécidable immédiatement, mais parfois confirmé après-coup.


Dans cette petite aventure, la mobilisation de ma sensibilité, de mon intimité, même,  m'a permis une rencontre singulière avec certains aspects de l'oeuvre de Fautrier, et du coup aussi avec la sensibilité d'une femme qui partageait son intimité. Il me semble qu'il y a dans ce type d'investissement et de rencontre quelque chose qui nous parle aussi des situations transférentielles analytiques, quelque chose que je cherche à écrire.
http://mondephilatelique.blog.lemonde.fr/files/2014/07/Jean-Fautrier-Timbre.jpg 

Les illustrations ci-dessus ne font  pas partie de la série des "Otages" mais viennent de tableaux du Musée d'art moderne de la ville de Paris qui consacre une salle aux oeuvres de Jean Fautrier.


Ci-contre le timbre poste édité cette année à l'occasion du cinquantième anniversaire de sa mort.